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Les petits bobos des parents

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Et si on parlait de vous, parents ?

On parle beaucoup des émotions des enfants, de ce que ressent l’enfant, mais ne parle-t-on pas finalement d’une relation : enfants <–> parents? Relation dans laquelle vous vous sentez peut-être parfois perdus, seuls, face à une telle arrivée d’informations, ne permettant pas de savoir par quel bout les prendre.

Idées reçues, attention

Il existe une multitude d’articles, de livres, de vidéos, jusque sur les affiches de métro, tentant de répondre à des questions psycho éducationnelles du type « pourquoi mon enfant fait des colères? », « pourquoi il mord les autres? » ; etc…

Ces questions sont importantes et si les parents se les posent c’est qu’il y a un réel besoin, et parfois une souffrance.

Je rencontre beaucoup de parents qui cherchent des réponses à travers les articles, les ouvrages et les conférences vidéo très à la mode en ce moment (attention à vérifier la formation de ces auteurs…!).

Être parent, c’est un métier difficile et courageux, car personne ne vous donne la notice. Nos parents ne sont pas parfaits, et il y a des choses que l’on voudrait faire différemment? C’est normal. Il y a des questions que l’on se pose aujourd’hui qu’ils ne se posaient pas eux-mêmes. Parce qu’on a une sensibilité différente aujourd’hui, et parce qu’on est dans une génération différente : celle de la communication, ce mot fréquemment utilisé où nous pensons que communiquer va tout régler.

Notre génération du « tout de suite-maintenant » (l’iPhone-la tablette-wikipédia-google-etc) ne nous rend pas service là : dans la relation, on se doit de prendre le temps, d’être patients. Ce n’est d’ailleurs pas en 45 min de consultation que l’on va débloquer la situation. Parfois cela pourra être suffisant et parfois un travail dans la durée apparaitra nécessaire, mais cela pourra être un premier moyen d’acquérir les clefs qui vous seront utiles au quotidien.

Être dans la relation

Chercher des réponses systématiques : est-ce que le piège n’est pas là? Quand on cherche des réponses à travers les livres, on intellectualise. C’est un mécanisme que l’on connait bien nous les adultes. Mais prenons le temps d’écouter, de ressentir, d’être dans la relation. Prendre le temps : vous le trouverez si vous le voulez. Évidemment pas entre le petit déjeuner et les chaussettes à enfiler le matin, mais à un moment plus calme.

 

Prenez confiance en vous, parents

En tapant sur internet « pourquoi mon enfant a peur des monstres et met une heure avant de s’endormir?« , on n’apprend pas à connaître son enfant. On apprend à connaitre le développement « normal » de l’enfant, de 0 à 3 ans, de 3 à 6 ans, « mon enfant il n’a pas fait ci ou ça, est-ce que c’est normal? »; « on ne loupe pas quelque chose? » « c’est normal si? »… C’est vous qui devez aider le psychologue à le connaitre.

Le doute est présent et c’est sain, vous pouvez dire à votre enfant pour le sécuriser « je cherche des solutions car je sens que tu ne vas pas bien en ce moment, et je ne comprends pas bien ce que tu veux me dire en faisant cela ».

S’il y a un risque, ce serait de s’enfermer dans une réflexion qui ne laisse pas place à la création, à l’élaboration.

Prenez confiance en vous : c’est déjà une première étape pour sécuriser votre enfant dans votre relation, car il le ressent si vous êtes en confiance avec vos valeurs d’éducation, si vous êtes sur la même longueur d’ondes avec l’autre parent.

Attention à ce qu’on dit en dehors, réappropriez-vous votre histoire.

 

Soyez dans la relation.

Prenez confiance en vous.

Trouver des personnes ressources dans votre entourage

Soyez bienveillants avec vous même

 

Et souvenez-vous, vous n’êtes pas (les) seuls.